Constellations d’étoiles

[ Vu et entendu par Théo Terracol ]

Des étoiles plein les yeux. C'est ainsi qu'est ressorti le public à l'occasion du dernier grand concert de l'année de l'Orchestre du Conservatoire de Lausanne.

Ce samedi 4 juin 2022, dans la splendide salle de l'Opéra de Lausanne, une cinquantaine de jeunes musicien·nes issus du Conservatoire de Lausanne ont donné un concert haut en couleurs, sous l'élan enthousiaste du chef d'orchestre Théo Schmitt.

En préambule du grand concert symphonique, quatre jeunes talents issus du Conservatoire de Lausanne sont mis à l'honneur. Récemment récompensés lors de concours prestigieux, ils ont ouvert le bal avec sensibilité et assurance, entre pièces de virtuosité, compositions personnelles et extraits de concertos.

Puis, place à l'orchestre ! La seconde partie du concert débute par l'une des œuvres les plus ambitieuses de tout le répertoire symphonique : le Triple Concerto Op. 56 de Ludwig van Beethoven. Les solistes, Aurore Grosclaude au piano, Samuel Hirsch au violon et Cyprien Lengagne au violoncelle, sont trois anciens élèves du Conservatoire de Lausanne devenus aujourd'hui de véritables interprètes confirmés. « Nous nous sommes connus quand nous étions petits et c'est aujourd'hui un grand plaisir que de jouer ensemble ce monument du répertoire avec l'Orchestre du Conservatoire de Lausanne ! » témoigne Samuel. Créé à Vienne en mai 1808, le triple concerto de Beethoven est conçu comme une vaste œuvre de musique de chambre : les trois solistes y dialoguent en continu, avec aisance et complicité. Pour Cyprien, violoncelliste, la pièce reflète une certaine complexité : « c'est un mix entre les difficultés du concerto et celles de la musique de chambre avec un enjeu supplémentaire, celui d'un quatrième soliste : l'orchestre. »

Pour la suite du programme, l'Orchestre du Conservatoire de Lausanne nous offre à entendre la toute première ouverture composée par Franz Schubert, âgé de seulement 20 ans en 1817. L'Ouverture D.590 en Ré Majeur, dite « dans le style italien », allie avec finesse l'élégance du chant des instruments à vents et la malice des cordes. Une ouverture aux accents rossiniens, pétillante et opératique, dans laquelle les jeunes musicien·nes du Conservatoire de Lausanne ont su déployer tout leur enthousiasme.

La fin de notre voyage musical se termine en Europe de l'Est avec deux Chansons paysannes hongroises BB107 de Béla Bartók. L'Orchestre, aux sonorités chaudes et chatoyantes, nous plonge en plein folklore traditionnel hongrois à mi-chemin entre chants et danses populaires. Les musiciens s'en donnent à cœur joie, sous la baguette passionnée de Théo Schmitt, chef invité de cette session. Diplômé d'un master de direction d'orchestre à l'HEMU – Haute École de Musique, il se perfectionne actuellement dans le domaine de la composition de musique de film à l'Université de Californie du Sud. Pour Théo Schmitt, le moment du concert est unique : « le public est une véritable éponge à émotions : nous devons lui en procurer par notre investissement pour la musique et notre plaisir de jouer ensemble. »

Ce concert, au programme ambitieux et lumineux, a su montrer que l'orchestre est pour tout jeune musicien un véritable terrain d'expression artistique au sein duquel prime le plaisir de jouer ensemble. L'Orchestre du Conservatoire de Lausanne a su séduire son public, nombreux ce soir-là à venir soutenir les jeunes talents de demain.

> Retrouvez la galerie photo du spectacle

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